Des fondations pour
un logement abordable
Le logement abordable n’est pas un simple enjeu social, mais un levier structurel de résilience économique, de développement humain et d’efficacité spatiale. Dans ce rapport, le Groupe du Vendredi rassemble son analyse en huit recommandations concrètes pour une politique du logement plus prospective, plus sociale et plus cohérente.
Le logement détermine la capacité des enfants à apprendre, des parents à travailler et des familles à s’épanouir. Il ne s’agit pas seulement d’un toit, mais d’une véritable infrastructure sociale qui soutient l’éducation, la santé et l’emploi. Investir dans la sécurité résidentielle, c’est investir directement dans le capital humain.
Pourtant, le marché du logement en Belgique se déséquilibre toujours davantage. Pour les jeunes ménages sans soutien familial, l’accès à la propriété devient hors de portée, tandis que la pression se reporte sur un marché locatif privé où les coûts augmentent et où la qualité se dégrade. Plus de 300 000 ménages sont en attente d’un logement social, dans un pays où le parc public ne représente que 6 % du patrimoine résidentiel. À cela s’ajoutent le vieillissement de la population, la réduction de la taille des ménages et un parc ancien, qui accroissent les risques de précarité énergétique et d’inefficience spatiale.
Cette crise est amplifiée par une architecture institutionnelle fragmentée. La superposition des compétences fédérales, régionales et locales ralentit l’action publique : les objectifs se heurtent davantage qu’ils ne se renforcent.
Dans ce rapport, le Groupe du Vendredi formule huit recommandations concrètes, articulées autour de trois piliers, avec un objectif commun : rendre la politique du logement plus orientée vers le futur, plus sociale et plus cohérente.