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‘Lokale besturen spelen een sleutelrol in de groene transitie’

La transition verte est un concept qui se décompose en deux volets. D’un côté, un objectif: celui d'une société plus respectueuse de l'environnement. De l’autre, un processus: la nécessité de transformer l’existant vers une nouvelle normalité.

L'atout proximité
Le Pacte Vert européen nous montre le chemin: réduire notre impact climatique grâce à une économie moderne, économe en ressources, compétitive et inclusive. Nos communes, en tant que maillon de gouvernance le plus proche des citoyens, ont le pouvoir de concrétiser cette transition verte.

La transition verte ne se limite pas à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Elle englobe aussi la qualité de vie, la biodiversité, le climat et la consommation d’énergie. Elle concerne tous les secteurs, de l’industrie lourde à la mode, ainsi que toutes les couches de la société, des multinationales aux coopératives et aux citoyens. Cette transition implique aussi toutes les strates de gouvernance: mondiale, européenne, fédérale, régionale, et enfin, communale.

Une telle ambition nécessite une approche collaborative, transversale et multidisciplinaire. Pour la rendre possible, il est essentiel d’écouter les individus, de les mettre en confiance et de les équiper pour qu'ils puissent agir ou, à tout le moins, accepter les évolutions. C’est là que réside le pouvoir des communes: en étant proches des citoyens, elles jouent un rôle crucial dans l’écoute et la personnalisation des actions.

L'exemple révélateur du plan Good Move
Prenons l'exemple du plan Good Move de la Région bruxelloise. Ce plan vise à améliorer la qualité de vie à travers la mobilité et s'inscrit dans les défis écologiques, sociaux et économiques majeurs de la Région. Il a des effets directs sur la sécurité, la qualité de l’air, le bruit, la pollution, la santé et l’économie.

Le débat autour de Good Move est intense et polarisé. Groen, dont Good Move était la mesure phare, a reçu un message clair de maintien le 9 juin. Ce plan a également reçu une reconnaissance internationale, avec, par exemple, l'intérêt de New York. Mais pourquoi a-t-il alors été rebaptisé "Bad Move" par certains?

Des approches sur mesure
L'une des principales critiques concerne la participation. Les exemples de Cureghem ou Schaerbeek, où la mise en œuvre du plan est suspendue faute de participation suffisante, sont révélateurs. La pandémie de Covid-19 a compliqué les choses, mais des interventions jugées trop brutales, comme le placement de blocs de béton, ont exacerbé les tensions.

Des approches sur mesure sont cruciales. Uccle, Molenbeek et Saint-Gilles ne sont pas des quartiers comparables. Certaines communes auraient pu échelonner leurs interventions ou en réduire le nombre au profit d'une approche plus locale, approfondie et adaptée. Mieux vaut un changement modeste, mais durable, qu'une opposition stérile.

Conclusion
Les critiques ne doivent pas freiner l’élan, mais rappeler que chaque commune et chaque quartier nécessite une écoute attentive pour permettre une solution adaptée. Quand les communes trouvent leur équilibre dans ce rôle crucial, de véritables progrès se manifestent. Par exemple, dans le centre de Bruxelles, le trafic automobile a chuté, l'usage du vélo a augmenté de 20%, les accidents ont diminué et la qualité de l'air s'est améliorée.

Les communes ont le pouvoir de dépolariser le débat par l’information, la consultation et la responsabilisation. Via, par exemple, des endroits de rencontre et de sensibilisation, comme Saint-Gilles qui a organisé des moments de participation pour présenter son nouveau plan de mobilité ainsi que les résultats de certaines actions déjà entreprises. Mais également via la confiance octroyée aux citoyens pour entreprendre des actions collectives comme l’initiative Vélo Solidaire qui offre des cours de vélo.